Portugal-Espagne :
David Silva : Match moyen voir décevant. David a tellement vendu de rêve durant cet EURO qu'il est attendu toujours plus haut.
En vue dès les premières minutes du match, il fut pourtant décevant sur l'ensemble de la partie. Il a cherché à faire mal avec le ballon, contrairement aux premiers matchs, où il avait plus cherché à faire de bons appels par exemple. Cruel manque de lucidité à la 37e, lors de son face-à-face avec Rui Patricio, le choix du tir en finesse n'était pas le bon. En vue sur les actions offensives, il a tout de même manqué l'étincelle du début de compétition pour tout faire basculer. Ses passes n'ont pas toujours été bonnes, ce qui a aussi handicapé la transmission du jeu espagnol. Il fut remplacér par Jesus Navas à la 59e, il a semblé comme fatigué au cours de la partie. En retrait dans les phases défensives, c'est peut-être son plus mauvais match de la compétition. Si l'on peut appeler ça mauvais.
Allemagne-Italie :
Mario Balotelli : Excellent, il a été sur une autre planète. Il a fait taire pas mal de ses réfractaires et s'est attiré les louanges de la presse. Homme du match indiscutable.
Mario a tout simplement été génial en demi-finale. Tranchant, précis, essentiel dans le jeu, il a réussi un très grand match et toute l'Italie peut le remercier pour son doublé qui envoie la Squadra Azzura en finale de la compétition. Il a réussi à provoquer les pire maux à la charnière centrale allemande. Tout d'abord, il lui a fallu dix minutes pour entrer dans son match, pour se mettre vraiment dans cette demie, mais ce furent dix minutes nécessaires pour réussir ce match d'envergure. Dès son premier ballon réellement dangereux, il ouvre le score d'une tête sublime qui prend Hummels et Badstuder à défaut. Comme un aimant, il a attiré toute la défense sur lui, ce qui a permis de créer énormément d'espaces autour de lui. Très vif dans ses touchés de balles, il a étincelé de précision dans ses passes ou ses ouvertures. Comme les plus grands attaquants, il a vraiment été décisif à la 36e, où il crucifie Neuer sur place. La balle est magnifiquement placée, c'est quasiment imparable pour le portier allemand. Dangereux sur tous ces ballons, il fut un poison constant et il peut se vanter d'avoir été aussi bon face que dos au but. Match de classe internationale pour lui, sortie à la 70e minute pour Diamanti, ses efforts incessant lui ont coûté de belles crampes avant le remplacement.